Appel à communications Colloque International @ULB, 26-30 Novembre 2024| « ‘Alala Yellali’. Femmes, genre musical et identités de genre dans la musique chaabi, du Maroc aux diasporas »

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Dans le cadre du Chaabi Habibi Festival, le Laboratoire de Musicologie et ses partenaires organisent le colloque « ‘Alala Yellali’. Femmes, genre musical et identités de genre dans la musique chaabi, du Maroc aux diasporas ». Cet événement s’inscrit dans la commémoration des 60 ans de l’immigration marocaine en Belgique.

 

Appel en PDF ici / Call for Papers in PDF here

 

FR // Ce colloque vise à faire le point sur les connaissances relatives à l'un des genres musicaux les plus répandus du patrimoine musical populaire marocain : le ša‘bī (« populaire », communément écrit chaabi), ainsi que sur le rôle des femmes dans son histoire, sa transmission et sa pratique. Nous souhaitons réunir des académiques (ethno-musicologues, anthropologues, historien·nes, linguistes), des artistes (musicien·es, danseur·ses, chanteur·ses, comédien·nes) et d’autres spécialistes (facteur·ices d’instruments, travailleur·ses de la culture, prestataires d’événements) dans le cadre d'un événement plus large, le Festival Chaabi Habibi, qui comprendra des concerts, des projections, des ateliers musicaux et des fêtes populaires. 

Cet événement est organisé dans le cadre des 60 ans de l'immigration marocaine en Belgique dont la communauté est, en 2020, la plus importante de Belgique (Statbel 2020). Dans le domaine musical, elle compte des célébrités comme Tiiw-Tiiw ou Sidi Larbi Cherkaoui, ainsi qu’une activité traditionnelle riche dans le domaine des musiques andalouse, soufie, daqqa, gnawa, ša‘bī… dont la majorité des figures publiques sont des hommes.

Le manque de présence féminine dans la sphère publique n’est pas une prérogative de la communauté marocaine et fait l'objet d’un débat sociétal depuis des années (Centre National Musique 2023). Dans le cadre marocain, tant au pays qu’en diaspora, être une femme et poursuivre une carrière de musicienne constitue un parcours difficile. Au Maroc, la situation s'est légèrement améliorée ces dernières années : non seulement les femmes musiciennes gagnent en visibilité (Stirn 2017), mais certaines s'emparent d’instruments et du rôle de meneuse avant affectés aux hommes, comme la Gnawiya Asma Hamzaoui. Ces carrières et la notoriété de chanteuses plus âgées au Maroc contrastent avec l'invisibilité des femmes marocaines sur la scène culturelle belge (Sechehaye et Amezian 2023). Ce constat est le point de départ de ce colloque, qui s’articule autour du genre dans deux des acceptations du terme : le genre musical et l’identité de genre.

Le premier axe porte sur la description du genre musical « ša‘bī » : en effet, si le terme signifie « populaire », il ne désigne pas tous les genres de musiques populaires marocains. Constitué de pièces chantées sur un rythme du même nom, le ša‘bī s'inspire de nombreux genres, réunit toutes sortes de générations, concerne différentes régions, pratiques religieuses (Elbaz 2021) et contextes de performance. Emblématique tant au Maroc que dans la diaspora, le ša‘bī est largement écouté et diffusé, et aucun événement marquant ne se déroule sans sa présence. C’est le genre marocain qui fait danser les foules, parfois jusqu'à la joie débridée (našāṭ, Kapchan 2003), jusqu'aux limites de la conscience. 

L’ethnomusicologue Alessandra Ciucci définit le ša‘bī comme « une catégorie à l'intersection de la tradition (taqālīd), du patrimoine (turāṯ), et d'une conception du terme "populaire" comme ce qui est "largement diffusé par les médias et apprécié par de nombreuses personnes" » (Ciucci 2022, 7). Nous souhaitons explorer et approfondir cette définition,  nous intéresser à l’émergence du genre, son histoire et sa géographie, mais aussi à la description du répertoire, ses systèmes musicaux, ses instruments, ses timbres, ses textes et ses formes poétiques. Compte tenu des liens entre le ša‘bī et d'autres « niches » musicales (Jankowsky 2021) au Maroc et ailleurs, notre colloque pourrait également accueillir des travaux sur les pratiques féminines dans des genres populaires similaires en Afrique du Nord (par ex. des figures comme Rainette l’Oranaise, Everett 2023) et dans le monde amazigh (comme la pratique rifaine des izran, Fatoum 2023).

Notre deuxième axe thématique interroge le rôle des femmes dans l’émergence, la transmission et la pratique du ša‘bī, tant au Maroc que dans les communautés de la diaspora. Traditionnellement, les répertoires marocains suivent une répartition sexuée des rôles : la musique y est parfois uniquement une prérogative masculine (Davila 2013, Aydoun 2016, Witulski 2018), parfois féminine (Baldassare 1999, Brint Joseph 2003, Ciucci 2005) ; dans d’autres cas, hommes et femmes peuvent des rôles musicaux différents (Génini 1988, El Mazned 2017) ; et dans des genres plus récents (Salois 2014), les deux sexes peuvent occuper les mêmes positions musicales.

S'interroger sur la place des femmes (Kapchan 1996) conduit inévitablement à questionner le genre et le rôle des hommes (Ciucci 2022). A travers l'histoire, les constructions genrées ont été modelées et renforcées par la pratique musicale, mais aussi mobilisées et négociées dans des situations d'ambiguïté et de transgression telles que les pratiques queer (El Hakim & Nawny 2023). Ainsi, ce colloque permettra aussi d'aborder les thèmes de la non-adhésion aux normes sociétales genrées ou de la fluidité des genres permise par certaines pratiques musicales.

Ces thématiques seront discutées dans une perspective mêlant les disciplines artistiques et académiques, tant au Maroc qu’en diaspora. Hicham Aidi (2023) affirme que la décolonisation des savoirs sur la musique marocaine « demanderait une réévaluation de la culture populaire marocaine, de lister une série d'artistes, de figures et de pratiques à réexaminer », tout en soulignant que ce processus est déjà en cours pour des genres tels que la ‘aiṭa (citant Najmi 2007). Nous pensons qu'un travail à partir de la diaspora marocaine, en lien avec les acteurs culturels et associatifs, peut apporter d'autres perspectives ; il permet de nuancer les dichotomies Nord/Sud, Occident/Orient, Arabe/Européen et de mettre en jeu les complexités de la réalité post-coloniale en abordant les questions de délocalisation (Zibouh 2021, Guillot 2023), de circulations transnationales (El Asri 2011, Everett 2023) et de résistances (Portelli & Sechehaye 2022).

La documentation et les perspectives abordées dépendent également de l'accès à des informations de première main sur le terrain, qui est souvent limité par le sexe, l’origine et/ou le statut des enquêteur·ses. Dans cette optique, il nous semble important de souligner la multiplicité des voix des chercheurs et chercheuses, d'origine marocaine ou non, vivant au Maroc ou non, en tenant compte des différents niveaux et qualités d'accès à la diversité des terrains, des récits et des expériences d'immersion. Ainsi, notre colloque accepte les propositions de communications individuelles et de panels. Dans le cadre du festival Chaabi Habibi, nous accueillons également des propositions non académiques et une programmation culturelle (concerts, projections, ateliers). 

 

EN // The aim of this conference is to take stock of knowledge about one of the most widespread genres of Moroccan popular music: ša‘bī ('popular', commonly written chaabi), as well as the role of women in its history, transmission and practice. We want to bring together academics (ethno-musicologists, anthropologists, historians, linguists), artists (musicians, dancers, singers, actors) and other specialists (instrument makers, cultural workers, event providers) as part of a wider event, the Habibi Chaabi Festival, which will include concerts, screenings, musical workshops and popular festivals. 

The event is being organised as part of the 60th anniversary of Moroccan immigration to Belgium. Moroccan nationality is the most important foreign nationality in Belgium (Statbel 2020). In the musical sphere, it includes celebrities such as Tiiw-Tiiw and Sidi Larbi Cherkaoui, as well as a rich tradition of Andalusian, Sufi, Daqqa, Gnawa or Ša‘bī music, the majority of whose public figures are men.

The lack of female presence in the public sphere is not a prerogative of the Moroccan community and has been the subject of societal debate for years (Centre National Musique 2023). In the Moroccan context, both at home and in the diaspora, being a woman and pursuing a career as a musician is a difficult journey. That situation has improved slightly in recent years in Morocco: not only are female musicians gaining in visibility (Stirn 2017), but some are taking up instruments and the role of bandleader previously assigned to men, such as Gnawiya Asma Hamzaoui. These careers and the fame of older female singers in Morocco contrast with the invisibility of Moroccan women on the Belgian cultural scene (Sechehaye and Amezian 2023).

This observation is the starting point for this conference, which focuses on musical genre and gender identity. Firstly, we would like to work on the description of the ša‘bī as a musical genre: although the term means 'popular', it does not refer to all genres of Moroccan popular music. Made up of pieces built on a rhythm of the same name, ša‘bī draws on many genres, brings together all kinds of generations and concerns different regions, religious practices (Elbaz 2021) and performance contexts. Emblematic in the country and in the diaspora, the ša‘bī is widely listened to and broadcast, and no major event takes place without its presence. It is the Moroccan genre that gets crowds dancing, sometimes to the point of unbridled joy (našāṭ, Kapchan 2003), to the very limits of consciousness.

Ethnomusicologist Ciucci defines ša‘bī as "a category at the intersection of tradition (taqālīd), heritage (turāṯ), and a notion of the term 'popular' as that which is 'widely disseminated by the media and enjoyed by many people'" (Ciucci 2022, 7). We will explore and go into this definition in depth, look at the emergence of the genre, its history and geography, but also describe the repertoire, its musical systems, instruments, timbres, techniques, texts and poetic forms. Given the links between ša‘bī and other musical 'niches' (Jankowsky 2021) in Morocco and elsewhere, our symposium could also welcome work on female practices in similar popular genres in North Africa (e.g. figures such as Rainette l'Oranaise, Everett 2023) and in the Amazigh world (such as the practice of izran in the Rif, Fatoum 2023).

Our second topic looks at the role of women in the emergence, transmission and practice of ša‘bī, both in Morocco and in diaspora communities. Traditionally, Moroccan repertoires follow a gendered distribution of roles: music is sometimes played by men only (Davila 2013, Aydoun 2016, Witulski 2018), sometimes by women (Baldassare 1999, Brint Joseph 2003, Ciucci 2005); in other cases, men and women may have different musical roles (Génini 1988, El Mazned 2017); and in more recent genres (Salois 2014), both sexes may occupy the same musical positions

Questioning the place of women (Kapchan 1996) inevitably leads to questioning gender and the role of men (Ciucci 2022). Throughout history, gendered constructions have been shaped and reinforced by musical practice, but also mobilised and negotiated in situations of ambiguity and transgression such as queer practices (El Hakim & Nawny 2023). In this way, the conference will also address the themes of non-adherence to gendered societal norms and the gender fluidity made possible by certain musical practices.

These topics will be discussed from a perspective combining artistic and academic disciplines, both in Morocco and in the diaspora. Hicham Aidi (2023) states that decolonizing knowledge on Moroccan music "would call for a re-evaluation of Moroccan popular culture, listing a range of artists, figures and practices that needed reassessment", while stressing that this process is already underway for genres such as ‘aiṭa (quoting Najmi 2007). We also believe that working from the Moroccan diaspora, in conjunction with cultural and community stakeholders, can provide other perspectives and nuance dichotomies such as global North/South, Western/Eastern, Arab/European and to bring into play the complexities of post-colonial reality by addressing questions of relocation (Zibouh 2021, Guillot 2023), transnational circulations (El Asri 2011, Everett 2023) and resistance (Portelli & Sechehaye 2022). 

Perspectives also depend on access to first-hand information in the field, which is often limited by the gender, origin and/or status of the interviewers. With this in mind, we feel it is important to highlight the multiplicity of voices of male and female researchers, whether of Moroccan origin or not, living in Morocco or not, taking into account the different levels and qualities of access to the diversity of fields, accounts and immersion experiences. Therefore, our conference welcomes proposals for individual papers and panels. As part of the wider Chaabi Habibi festival, non-academic proposals and cultural programming (concerts, screenings, workshops). 

 

Keynotes        

Alessandra Ciucci, Columbia University, USA

Vanessa Paloma Elbaz, University of Cambridge, UK

Ghassan El-Hakim & Amine Nawny, Kabareh Cheikhates, MA

Fatima Zibouh, Université de Liège, BE

 

ArtistesArtists    

B’net Chaabi Orchestra|Essaouira Mogador |Fatmas de Belgica|Bab’Zouz|Kabareh Cheikhates

 

Comité ScientifiqueAcademic Committee

Laïla Amezian (HalfmOon)|Marie-Alexis Colin (ULB, Laboratoire de Musicologie)|Edouard Degay Delpeuch (ULB, Laboratoire d’Anthropologie des Mondes Contemporains / Fassiphone)|Sami Everett (Aix-Marseille Université / University of Cambridge)|Allia Guillot (Sorbonne Université)|Caroline Marcoux-Gendron (Université du Québec à Montréal / OICRM)|Marco Martiniello (Université de Liège, Centre d’Etudes de l’Ethnicité et des Migrations)|Hélène Sechehaye (FNRS / ULB, Laboratoire de Musicologie)|Stéphanie Weisser (ULB, Laboratoire de Musicologie)|Fatima Zibouh (Université de Liège, Centre d’Etudes de l’Ethnicité et des Migrations)

Comité OrganisateurOrganising Committee

Laïla Amezian (HalfmOon)|Edouard Degay Delpeuch (ULB / Fassiphone)|Marie-Alexis Colin (ULB)|Xavier Luffin(ULB)|Marco Martiniello (ULiège)|Hélène Sechehaye (FNRS/ULB)

PartenairesPartners

Fonds National de la Recherche Scientifique, HalfmOon asbl, Faculté de Philosophie et Sciences Sociales (ULB), Institut des Hautes Etudes de Belgique, Observatoire Interdisciplinaire de Création et de recherche en Musique (UMontréal) Laboratoire de Musicologie de l’ULB, ULB Culture, Observatoire des Mondes Arabes et Musulmans de l’ULB, Université de Liège, Centre d’Etudes de l’Ethnicité et des Migrations, ICTMD Belgium, Société belge de Musicologie.

 


Informations PratiquesPractical information

 

FR // Les thématiques peuvent inclure mais ne sont pas réduites aux aspects suivants :

  • Histoire du ša‘bī au Maroc et hors du Maroc : émergence, influences et figures clés, aspects commerciaux, circulations, contextes de performance
  • Musique ša‘bī : Description et analyse des pièces, styles régionaux, catégorisation, étude des instruments anciens et nouveaux, timbres et techniques musicales, liens avec d'autres genres musicaux et leur esthétique.
  • Contenu textuel et poétique du ša‘bī  : analyse des paroles, formes poétiques, langues
  • Identité de genre dans le ša‘bī : rôles, esthétique, fonctions, transformations
  • Danse, corps et savoirs incarnés dans le ša‘bī 
  • Dans le cadre du festival Chaabi Habibi : proposition artistique, performance, documentaire et/ou exposition sur la musique ša‘bī et son héritage

Propositions :

  • Les propositions individuelles, de communications conjointes, de panels, de tables rondes, de projections ou de performances artistiques sont les bienvenues.
  • Les communications peuvent être présentées en anglais et en français, si possible avec un PowerPoint.
  • Les résumés seront envoyés pour le 15 avril à  womeninmoroccanchaabi2024@gmail.com

Ils incluront la langue et le titre de la proposition. Pour les communications, un résumé en anglais ou en français (300 mots max.) et une biographie (100 mots max.) de chaque intervenant·e. 

  • Les notifications d'acceptation seront envoyées au plus tard le 30 mai.

Veuillez noter que tous les frais (transport, hébergement, repas) sont à la charge des participant·es. Si cela constitue un obstacle à votre participation, veuillez nous contacter. 

 

EN // Topics can include but are not reduced to following aspects:

  • Ša‘bī music history within and outside Morocco: Emergence, influences and key figures, commercial aspects, circulations, performance contexts
  • Ša‘bī music: Description and analysis of pieces, regional styles, categorization, study of old and new instruments, musical timbres and techniques, links with other musical genres and their aesthetics
  • Ša‘bī textual and poetic content: analysis of lyrics, poetic forms, analysis of languages
  • Gender in ša‘bī music: roles, aesthetics, functions and transformation
  • Dance, bodies and embodied knowledge in ša‘bī
  • As part of the wider Chaabi Habibi Festival: artistic reflection, creation, performance, documentary and/or exhibition on ša‘bī music and its heritage

Abstracts:

  • Individual proposals, joint communications, panels, roundtables, screenings or artistic performances proposals are welcome.
  • Papers may be delivered in English and French, if possible with a PowerPoint.
  • Abstracts should be sent by 15 April to womeninmoroccanchaabi2024@gmail.com

They must include the language and title of the proposal. For the papers, an abstract in English or French (300 words max) and a biography (100 words max) of each speaker.

  • Notifications of acceptance will be sent by 30 May.

Please note that all expenses (transport, accommodation, meals) are the responsibility of the participants. If this is an obstacle to your attendance, please contact us.

 

Info & contact: womeninmoroccanchaabi2024@gmail.com

 

References

Aidi, Hisham. 2023. "Decolonizing Gnawa Music." In Souffles Monde 1 [ https://www.soufflesmonde.com/posts/decolonizing-gnawa-music, acc. 7 Dec. 2023].

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Baldassare, Antonio. 1999. "With the Daughters of the Houara (Morocco): from fieldwork to World Music." Music and Anthropologyhttps://www.umbc.edu/MA/index/number4/baldassarre/baldae11.htm, acc. 4 April, 2021.

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El Mazned, Brahim (ed.) 2017. Aïta. Chikhates et Chioukhs de l’Aïta. [Agadir]: Atlas Azawan.

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Génini, Izza. 1988. Aita. Maroc/France: OHRA, 27’. 

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Kapchan, Deborah. 1996. Gender on the Market. Moroccan Women and the Revoicing of Tradition. Philadelphia: University of Pennsylvania Press.

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Najmi, Hassan. 2007. Ghina’ al-‘ita: al-Sh’ir al-Shafawi wa-l-Musiqa al-Taqlidiya fi al-Maghrib. Casablanca: Dar Tubqal li-l-Nashr.

Portelli, Stefano and Hélène Sechehaye. 2022. Gnawa Rumi: Musica Diasporica Marocchina in Italia. 12-track CD and 72-page booklet. Udine: Nota.

Salois Kendra. 2014. "Make Some Noise, Drari: Embodied Listening and Counterpublic Formations in Moroccan Hip Hop."Anthropological Quarterly 87 (4), 1017-1048.

Sechehaye, Hélène and Laïla Amezian. 2023. "Des idoles subversives: femmes musiciennes sur le devant de la scène ša‘bī à Bruxelles". Revue belge de musicologie 77, 129-150. 

Stirn, Rita. 2017. Morocco’s Women in Music. Rabat: Marsam.

Witulski, Christopher. 2018. The Gnawa Lions. Authenticity and Opportunity in Moroccan Ritual Music. Bloomington: Indiana University Press.

Zibouh, Fatima. 2021. Les expressions culturelles et artistiques des Belgo-Marocains à Bruxelles. PhD diss, Université de Liège.